Une approche novatrice pour les services de garde

La quête pour la justice économique inclus un système de garderie public.

Le Canada a besoin d’un système universel de services éducatifs et de garde à l’enfance (SEGE) de grande qualité. Les SEGE forment un pilier central du bien-être des engants, de la sécurité économique des femmes et de la prospérité économique. Pour les Canadiens et les Canadiennes de tous les horizons, c’est devenu un service essentiel.

Tel qu’indiqué dans un rapport de 2016 de l’OCDE, les familles canadiennes dépensent presqu’un quart de leur revenu dans les services de garde. Cette proportion est bien plus élevée que dans d’autres pays du monde. Le fardeau est devenu encore plus significatif pour les familles monoparentales, qui dépensent près du tiers de leur revenu dans les services de garde.

Les coûts associés aux services de garde sont majeurs pour les jeunes, notamment pour les femmes. Plusieurs femmes doivent mettre leur carrière en veilleuse, ce qui exacerbe l’insécurité économique à laquelle elles sont confrontées.

Le gouvernement fédéral peut et doit poser des gestes immédiats en vue de créer, avec les provinces et les territoires, une alternative à l’avantage des enfants, des parents, des employeurs, des éducateurs et des éducatrices à la petite enfance et de l’économie. Les pièces essentielles que je vise à mettre en place pour une approche novatrice pour les services de garde offriront de l’aide immédiate pour les familles et rendront possible un novueau système de services de garde pour toutes les familles d’ici 2028.

Le NPD du Canada a toujours été un leader sur la question des services de garde accessibles. Je suis fière du travail qui a été fait, en solidarité avec les militants et les militantes pour des services de garde à travers le Canada, à titre d’ancienne porte-parole en matière de condition féminine.

Je m’engage à mettre en œuvre les principes de justice sociale et économique pour tous et pour toutes, et que lorsque le Canada formera le gouvernement en 2019, mettre en œuvre un système universel et public de services de garde de grande qualité sera une priorité.

Mettre en œuvre un cadre politique afin d’enchâsser des engagements pour les SEGE partout au Canada. Ce cadre reposera sur les principes de :

  •        L’universalité : l’accès aux services de garde de qualité pour tous les parents qui le désirent.
  •        La qualité : Les programmes doivent reposer sur les faits en vue de garantir les meilleurs services de garde et la meilleure éducation à l’enfance pour les enfants de 0 à 5 ans possible, qui sont indissociables.
  •        L’inclusivité : Des programmes qui puissent offrir la meilleure participation des enfants ayant des besoins spéciaux.
  •        L’exhaustivité : Une série de services en vue d’accommoder les différents besoins des familles, incluant les parents qui travaillent à temps partiel, des heures atypiques ou qui sont sans emploi, dans les régions rurales et éloignées.

Une politique liée, mais distincte, d’Apprentissage et garde des jeunes enfants (AGJE) enchâssant des engagements fédéraux envers les enfants autochtones, les parents et les communautés développée en consultation et en négociation avec les représentants autochtones du Canada.

Une Loi canadienne sur l’éducation à l’enfance et les services de garde qui aurait, comme la Loi canadienne sur la santé, les mêmes conditions et critères imposées pour les gouvernements provinciaux et territoriaux  afin d’accéder aux fonds fédéraux. Toute loi proposée devrait inclure un arrangement particulier avec le Québec en concordance avec la Déclaration de Sherbrooke.

Une stratégie nationale de recherche et de collecte de donnée serait mise en place en vue d’avoir des rapports sur les progrès réalisés à la disposition des Canadiens et des Canadiennes et du parlement fédéral, réalisée par le ou la ministre responsable.

Des transferts de fonds fédéraux afin d’appuyer les provinces, les territoires et les communautés autochtones afin de respecter des standards nationaux. Un engagement d’accorder des fonds à long terme du gouvernement fédéral aux provinces et aux territoires est nécessaire en vue d’implémenter ces objectifs nationaux. Le financement public des organisations valorisant les services de garde, les chercheurs et chercheuses et les experts encouragera la participation démocratique des parents, des éducateurs et des éducatrices à la petite enfance et de la communauté au sens large en vue de mettre en œuvre le système de service de garde dont a besoin le Canada, et d’assurer que les décisions du gouvernement reposent sur les faits.

Cela nécessite un partenaire fédérale à la table des décisions en vue d’assurer que les provinces, les territoires et les Premières nations puissent réussir.

Cela comprend :

  •        Des principes d’un système public qui assurerait que les programmes de services de garde seraient financés substantiellement pas le public par le viais de financement opérationnel direct afin que la qualité des services et la sruvie des programmes ne dépendent pas des frais pays par les parents et des systèmes inefficaces de subventions. Les frais payés par les parents seraient réglementés, tel que c’est le cas au Québec, à l’Île-du-Prince-Édouard et au Manitoba et ils seraient modulés selon le revenu de familles et des coûts pour les services de garde des familles. Les frais assumés par les parents seraient éliminés au fil du temps.
  •        Des fonds garantis par le goubernement fédéral en vue d’assurer que les provinces, les territoires et les Premières nations puissent s’attaquer à la crise associée à la pénurie d’éducateurs et d’éducatrices à la petite enfance; les salaires inadéquats, les avantages sociaux et les conditions de travail; l’absence de développement professionnel en continue et des opportunités de formation post-secondaire; le haut roulement de personnel.
  •        Travailler en étroite collaboration avec les provinces, les territoires et les Premières nations en vue d’offrir des plans d’action réalisables et des échéanciers réalistes en vue d’assurer une transition qui comble les besoins des familles.
  •        Travailler en étroite collaboration avec les provinces, les territoires et les Premières nations en vue de faire une transition vers une gestion publique des services de garde;  permettre l’expansion uniquement dans l’offre de services de garde sans but lucratif; ultimement atteindre un système sans but lucratif d’ici 2028.

À titre de complément essentiel aux services de gardes universels, je changerais également le congé parental offert par l’assurance-emploi afin de :

  •        Assurer qu’il soit disponible et abordable pour tous les nouveaux parents;
  •        L’aligner avec les politiques et les programmes de SEGE et
  •        Le rendre équitable à travers les régions, classes sociales, genres, types de famille et d’emploi (tel que le travail autonome, à contrat, précaire ou pour les étudiant-e-s), et dans les circonstances particulières telles que les naissances multiples ou les besoins médicaux.