Mon engagement envers les modèles de réduction des méfaits

Afin d’avoir un mouvement qui soit fort et progressif, notre mouvement répond à la violence et aux préjugés auxquels les Canadiens et Canadiennes sont confrontés tous les jours.

Le modèle de réduction des méfaits est un moyen éprouvé de fournir de l’appui aux individus et aux communautés victimes de discrimination à cause du VIH, de leurs activités dans l’industrie du sexe, la dépendance, ou la pauvreté. D’abord, notre priorité serait la sécurité des gens, et nous devons reconnaître l’impact des oppressions et expériences qui s’entrecoupent. La discrimination et la perte de pouvoir deviennent souvent le résultat des préjugés, et peut encombrer l’accès de certaines communautés aux services sociaux.

Les individus vivant avec le VIH constituent des membres à part entière de nos communautés. En tant que chef du NPD, j’encouragerais les communautés à démontrer leur appui et j’aiderais à éliminer la discrimination à laquelle les gens vivant avec le VIH sont confrontés.

Ceci est une des composantes les plus importantes de la réduction des méfaits. Ma priorité est de garantir que ceux qui vivent avec le VIH reçoivent les soins médicaux auxquels ils ont droit.

Nous devons protéger les droits des individus vivant avec le VIH, et prévenir la discrimination.

En tant que chef, je m’engage à :

  • Garantir l’accès anonyme au traitement antirétroviral hautement actif (TAHA) pour les soins et la prévention (PrEP) à travers un plan d’assurance-médicaments universel financé au niveau national, sans condition de participation à la recherche et sans programme de surveillance.
  • Garantir l’accès aux médicaments pour le VIH pour ceux qui se déplacent vers une autre province ou vers un autre pays pour des raisons académiques, le travail, ou la famille.
  • Garantir l’accès aux médicaments et aux thérapies qui soignent les comorbidités associées au VIH, telles que l’hépatite C, le diabète, le diagnostic de santé mentale, les traumatismes, et la dépendance.
  • Implémenter l’accès aux soins pour le VIH pour les personnes incarcérées. Les individus incarcérés doivent avoir le droit aux soins médicaux, et ils ont aussi une plus grande probabilité de contracter une infection.
  • Assurer que les immigrants et les réfugiés vivant avec le VIH aient accès aux soins dont ils ont besoin pendant qu’ils suivent le cours administratif de l’immigration de devenir admissible aux soins de santé au Canada. Nous accueillerons les personnes vivant avec le VIH à immigrer au Canada, et nous interdirons le test du «fardeau excessif pour les services de santé ou les services sociaux» dans le procès envers l’immigration ou la résidence permanente pour les personnes vivantes avec le VIH.
  • Abroger la section 159 du Code pénal qui fixe un âge de consentement discriminatoire pour les relations anales comparé aux autres activités sexuelles.
  • Assurer l’accès de haute qualité et gratuit aux services de prévention et aux soins médicaux qui mettent en valeur la vision autochtone pour toute la population autochtone vivant dans les réserves et hors des réserves.
  • Inclure explicitement les personnes trans, les personnes genderqueer, les personnes[transgenres, les personnes libre de genre et les personnes bispirituelles aux programmes, recherches, politiques et financement pour les soins contre le VIH.
  • Investir dans le renforcement des capacités des organismes de première ligne qui portent le rôle de premier contact avec les individus vivant avec le VIH. Les organismes tels que  le Réseau canadien autochtone du SIDA et le «YouthCo HIV & Hep C Society» font déjà du travail important dans ce domaine. Nous devons appuyer ce travail pour garantir que tous ceux qui vivent avec le VIH aient un espace sécuritaire dans nos communautés.
  • Mettre fin à l’utilisation du droit pénal dans les situations où le VIH n’est pas révélé ou discuté avant l’activité sexuelle, à l’exception des cas où il existe une transmission intentionnelle du VIH.
  • Expurger les cas et les accusations actuels et antérieurs liés à la non-divulgation du VIH, telles que les agressions sexuelles aggravées et la tentative de meurtre et inverser les  désignations en cours comme les délinquants sexuels enregistrés, à l’exception des cas où il existe une transmission intentionnelle du VIH.

Les sites d’injection supervisée sont des initiatives dont le succès est prouvé par les faits, et on peut faire la démonstration que ces centres sont des bons outils de réduction des méfaits et sont des lieux communautaires pour tout type de gens. Ces sites peuvent réduire les surdoses, et on a prouvé qu’ils réduisent aussi les taux de VIH/SIDA ainsi que les infections à l’hépatite.

Le site Insite, à Vancouver, le premier du genre au Canada et reconnu mondialement, a fait un précédent pour ces modèles de réduction des méfaits et il est important que le NPD fasse preuve de leadership en venant en appui aux provinces, territoires et gouvernements locaux et organismes communautaires en offrant du financement pour les modèles de réduction des méfaits comme Insite.

En tant que chef du NPD, je m’engage  à :

  • M’assurer que notre parti soit clair dans son message que la santé et la sécurité des gens qui utilisent des drogues et qui sont aux pris avec des problèmes de dépendance sont valorisés et que leur santé est importante.
  • Appuyer les organisations communautaires, les agences de réduction des méfaits, les gouvernements locaux, les provinces et les territoires afin d’ouvrir des sites de consommation supervisée au Canada.
  • Reconnaître l’absence de services d’appui et de financement pour les gens au Nord, dans les communautés isolées et rurales ainsi que dans les communautés des Premières nations en offrant du financement fédéral en vue d’offrir des services de réduction des méfaits, incluant des sites de consommation supervisée.

Les mouvements progressistes sont à leur plus fort lorsqu’ils sont unis; nous devons commencer à considérer le travail du sexe comme étant un travail et considérer que les droits des travailleurs et des travailleuses du sexe sont des droits humains.

En tant que chef du NPD, je vais mettre sur pied une approche forte, féministe et globale de réduction des méfaits sur la question du travail du sexe au Canada qui aura en son cœur la santé, la sécurité et la dignité de ceux et celles qui sont impliqués dans le travail du sexe au Canada.

En tant que chef du NPD, je m’engage à :

  • Travailler afin d’abroger la Loi C-36 (Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation) et de présenter un projet de loi en vue de décriminaliser le travail du sexe au Canada.
  • Mettre en œuvre une approche nationale forte et féministe de réduction des méfaits sur la question du travail du sexe, en consultation avec les travailleurs et les travailleuses du sexe, qui portera aussi sur les conséquences qu’a le colonialisme au Canada sur ces personnes.
  • Commencer à travailler immédiatement avec les partenaires provinciaux en matière de santé en vue d’assurer que tous et toutes les travailleurs et travailleuses du sexe reçoivent des soins de santé sans jugement, incluant de travailler avec les organes de réglementation afin de faire en sorte que tous et toutes les professionnels et professionnelles de la santé reçoivent des formations appropriées et non-biaisées.
  • S’assurer que le financement pour les programmes sociaux est offert aux organisations qui appuient les travailleurs et les travailleuses du sexe qui travaillent à différents égards dans le travail du sexe ainsi qu’à celles qui appuient les travailleurs et les travailleuses du sexe désirant quitter le travail du sexe.