Justice environnementale

Les changements climatiques nous offrent une opportunité historique pour non seulement réaliser la transition vers l’énergie propre, sécuritaire et durable, mais également une opportunité de transformer notre société afin de la rendre juste et équitable pour tout le monde.

Si nous voulons réellement nous dédier à ce que les générations à venir aient un environnement propre et sécure, on doit poser des gestes immédiatement pour lutter contre la menace que sont les changements climatiques causés par les humains.

La crise à laquelle nous sommes confrontés n’est pas le fruit du hasard. Les grandes entreprises et les politiques néolibérales font partie des principales causes des changements climatiques. C’est pour cela que notre campagne a clairement indiqué que les solutions résident dans l’engagement des communautés et des citoyens et en travaillant avec le secteur public. C’est en rendant le pouvoir aux citoyens, et non aux grandes entreprises, que nous pourrons lutter contre les changements climatiques. Nous ne pouvons pas compter sur les grandes entreprises, et encore moins sur les grandes pétrolières, pour trouver à elles seules les solutions alors qu’elles ont contribué au problème.

Mon plan pour atteindre la justice environnementale repose sur la prémisse que le développement responsable de nos ressources naturelles, les bons emplois et la sécurité de notre avenir doivent aller ensemble. Aucune région ou communauté ne devrait être affectée disproportionnellement. En gouvernant avec nos principes et guidés par nos valeurs, nous pouvons nous assurer que toutes les régions reçoivent l’appui et les outils nécessaires pour surmonter les défis à venir. Mon plan met en place des changements quantifiables, transparents et des mesures d’appuis aux communautés grâce à trois piliers qui dépendent les uns des autres. Chacunes de ces trois propositions investissent dans le développement de nos régions afin que les industries locales puissent croître au sein d’une économie verte. Je suis fière de dévoiler : Un partenariat pour une économie verte, Le Canada : un chef de file international en environnement et la création des Conseils de consultation pour un Canada vert.

Notre plan pour une fiscalité juste aidera à financer la mise en œuvre de ces propositions. Nous acceptons également que de réaliser un déficit aujourd’hui afin de réaliser ces mesures mettra la table pour un avenir vert et pourra se rembourser par la croissance économique générée. Nous nous assurerons que notre environnement soit protégé pour nos enfants et nos petits-enfants et que le Canada développe une économie verte et diversifiée qui offrira de la stabilité d’emploi pour l’avenir.

Ma proposition pour la justice environnementale va permettre au Canada de non seulement atteindre ses objectifs en vue de mitiger l’impact des changements climatiques, mais permettra également d’appuyer les communautés qui doivent sécuriser leur avenir. Cela veut dire d’abroger et amender les lois dommageables promulguées dans les dernières années, comme en restaurant les protections pour nos eaux navigables et en réparant le processus d’étude d’impact environnemental.

Les changements climatiques ne sont pas simples et pour les confronter, cela nécessite une approche globale reposant sur des preuves scientifiques,  répondant aux expériences vécues dans nos communautés, et devant protéger notre terre et notre eau pour les générations à venir.

Les changements climatiques représentent le plus grand défi auquel nous avons jamais été confrontés. Ils représentent aussi une des meilleures opportunités offerte à nous pour stimuler la croissance et l’innovation. Mon plan, Un partenariat pour une économie verte, est un programme national d’investissement qui va faire croître l’économie canadienne, faire croître l’utilisation d’énergie renouvelable, et va faire en sorte que les travailleurs, les travailleuses et les régions ressources n’auront plus à endurer les crises générées par les cycles en dents de scie de certains secteurs de l’économie.

La transition verte n’a pas seulement le potentiel de livrer les nouvelles technologies et les industries émergentes dont on a besoin pour protéger notre environnement, mais cela va aussi générer des bons emplois et assurer la prospérité pour les Canadiens et les Canadiennes pour les décennies à venir. Une transition verte et équitable se réalisera en travaillant avec tout le monde, et en amenant le mouvement des travailleurs et travailleuses à la même table que les représentants de l’industrie afin de nous assurer que la réduction du nombre de projets dans les secteurs à forte teneur en carbone se fasse équitablement et sans porter atteinte de manière disproportionnée aux communautés concernées.

L’exploitation de certaines ressources naturelles se poursuivra dans une certaine mesure lors de la transition, mais l’emphase doit être mise sur l’énergie propre. Il n’y a pas d’incompatibilité entre la création d’emploi et la protection de l’environnement si nous minimisons l’importance du lien entre notre prospérité et l’extraction puis l’utilisation des combustibles fossiles. Des recherches démontrent que le Canada peut créer 700 000 emplois dans les secteurs de la construction et dans l’exploitation de sources d’énergie renouvelable afin d’alimenter notre économie grâce au gent, à l’eau et à l’énergie solaire d’ici 2050. Cela exclut l’abondance d’emplois à faible teneur en carbone qui peuvent faire partie de la transition. Par la force de nos principes et grâce à un plan de lutte aux changements climatiques ambitieux, nous pourrons prospérer au sein de la nouvelle économie de l’énergie.

Si nous voulons protéger l’avenir de nos enfants, nous devons faire de la lutte aux changements climatiques le combat de notre génération. Ensemble, nous pouvons créer des centaines de milliers d’emplois et investir dans nos régions en s’adressant à ce problème.

En tant que chef du NPD, je vais créer deux nouvelles institutions publiques : une société de la couronne, Canada vert, et une banque d’investissement publique qui travailleront ensemble afin de mettre en œuvre la transition vers une économie verte. La banque investira dans les projets, alors que Canada vert leur donnera vie. Nous devons investir dans la technologie verte, dans le logement, dans notre secteur manufacturier, dans les transports en commun et plus encore.

Nous avons de bonnes raisons d’accroître le niveau d’investissement public : les taux d’intérêts sont très bas alors que les investissements d’entreprises et la productivité sont faibles. La banque d’investissement financera ses opérations grâce à des titres émis par l’État et elle tissera des partenariats avec les provinces, les territoires et les municipalités pour décupler son financement. Elle remplacera la banque de privatisation de Justin Trudeau, qui utilisera principalement de l’argent privé et qui transfèrera du financement destiné à des projets publics vers des riches investisseurs. Une banque publique à 100% veut dire que nous ne surpaierons pas pour les investissements dont nous avons besoin et qui serviront les intérêts de tout le monde de manière équitable.

Sous ma gouverne, le gouvernement du Canada, Canada vert et la banque publique d’investissement pourra :

Créer des emplois et soutenir notre industrie

Les Conseils consultatifs pour un Canada vert (CCCV) rassembleront les représentants des travailleurs et des travailleuses, de l’industrie, les chefs autochtones et les experts en matière de changements climatiques autour de la même table. Ces conseils consultatifs seront dirigés par Canada vert, alors que les investissements pour le développement économique seront financés par le biais de la banque d’investissement publique. En ayant les différents secteurs concernés rassemblés dans un partenariat avec le gouvernement fédéral, ainsi que les provinces, les territoires, les Premières nations, les Métis et les Inuits, on pourra mettre en œuvre des politiques justes et adéquates afin de venir en appui aux travailleurs, aux travailleuses et à leurs communautés lors de la transition économique que traverseront leurs industries.

Créer des opportunités pour les travailleurs et les travailleuses des secteurs d’activité en déclin en leur donnant un appui financier pour se reformer et pour nous aider à bâtir un monde à faible émission de gaz carbonique. Nous ne pouvons pas nous attaquer aux changements climatiques sans les gens de métier et les travailleurs ou travailleuses spécialisés. Nous devrons tous et toutes mettre l’épaule à la roue afin de mitiger les effets des changements climatiques qui sont déjà inévitables. Grâce aux Conseils consultatifs pour un Canada vert, les travailleurs et travailleuses, de pair avec l’industrie, pourront se rassembler avec les leaders de la communauté autochtone et des experts sur les changements climatiques afin que nous puissions progressivement réaliser la transition vers une économie verte de manière durable et ne relevant pas de l’exploitation.

Mettre sur pied une Garantie de l’emploi vert pour les jeunes. D’un côté, la nouvelle réalité économique nécessitera la construction d’infrastructures pour les nouvelles énergies vertes et créera des emplois, et de l’autre, nous nous retrouvons avec un taux de chômage disproportionnellement élevé chez les jeunes. La Garantie de l’emploi vert serait coordonnée par Canada vert et aiderait les jeunes dans la transition vers le marché de l’emploi, atténuant la crise du travail précaire du même coup. Le programme, au départ, offrirait aux postulants un emploi de qualité d’une durée de six mois dans une entreprise du secteur public ou de l’économie sociale ou encore un poste d’apprenti orienté vers un secteur l’économie verte. Cette mesure servira de premier pas vers le plein emploi pour une économie au service des travailleurs et des travailleuses. Un programme comparable a été mis sur pied et a été bien accueilli dans l’Union Européenne.

Convertir des usines en vue de produire l’équipement nécessaire à la réalisation de projets énergétiques propres et d’autres projets de réduction d’émission de gaz à effet de serre. Nous devons accroître notre capacité à rapidement réaliser la transition vers les énergies renouvelables au Canada et aider à atténuer l’impact des changements climatiques dans le monde.

Soutenir nos régions

Créer une stratégie nationale d’amélioration de l’efficacité énergétique afin de permettre l’expansion nécessaire du secteur des énergies propres. Cela sous-entend la rénovation des édifices existants, réduire leur bilan carbone, les rendre plus confortables et écoénergétiques grâce au programme d’amélioration de l’efficacité énergétique et de l’étiquetage énergétique domiciliaire obligatoire. Un tel programme réduirait pour toutes et tous les factures énergétiques. Il stimulerait la création d’emplois, particulièrement pour les gens de métier et les travailleuses et travailleurs spécialisés à travers le pays. Actuellement, les bâtiments constituent une importante part des émissions de gaz à effet de serre du Canada et plusieurs ont besoin d’être modernisés. Une stratégie nationale est primordiale pour lutter contre les changements climatiques et réduire nos émissions de gaz à effet de serre, mais également pour créer des emplois auprès des vérificateurs et vérificatrices de l’efficacité énergétiques et pour ceux et celles qui travaillent dans la construction et la rénovation.

Bâtir des logements abordables fonctionnels, verts et sécuritaires. Nous devrons privilégier des investissements en logements coopératifs, sociaux et communautaires pour les personnes en ayant un besoin urgent, tout particulièrement les populations autochtones et celles vivant dans le Nord canadien ou dans les zones urbaines densément peuplées. En bâtissant et rénovant des infrastructures d’habitation vertes, nous nous attaquerons à la fois à la crise du logement au Canada et au danger imminent associé aux émissions de gaz à effet de serre, tout en investissant dans des emplois durables. Un gouvernement du NPD sous ma direction allouerait 10 milliards $ annuellement à la construction de 40 000 logements sociaux écoénergétiques, pour un total de plus de 150 000 logements au pays dans un premier mandat.

Travailler avec les collectivités des Premières Nations, des Métis et des Inuits dans notre transition vers une économie d’énergie propre afin de respecter notre engagement à mettre en œuvre la Déclaration des Nations Unies pour les droits des peuples autochtones. Le Conseil consultatif national pour un Canada vert (CCCV) s’assurera de garantir aux communautés autochtones l’indépendance, mais aussi les ressources et moyens nécessaires, pour qu’elles puissent utiliser elles-mêmes les énergies propres dont elles disposent. La présence de représentantes et de représentants à la table du Conseil consultatif devra favoriser la collaboration et les partenariats avec les travailleuses et travailleurs, les industries et les experts en changements climatiques.

Soutenir le branchement des communautés hors-réseau en privilégiant les projets d’exploitation d’énergies propres menés localement et au sein des communautés autochtones. Aujourd’hui, trop de communautés isolées et communautés autochtones ont encore recours au diesel pour produire de l’électricité, ce qui les rend vulnérables à la fluctuation des prix et aux problèmes d’approvisionnement. Nous pouvons réduire la pollution au carbone tout en autonomisant les communautés vulnérables en investissant dans des initiatives locales de production d’électricité à partir de sources d’énergies renouvelables.

Abandonner de manière sécuritaire l’utilisation de combustibles fossiles à des fins de chauffage. Nous devons aider les propriétaires à se tourner vers des énergies renouvelables et diminuer les factures d’électricité en privilégiant la production d’énergie à partir des sources accessibles et abordables à plus faible intensité carbonique.

Investir dans les innovations et les technologies

Accélérer l’innovation et la création de nouvelles technologies en financement la recherche. La crise actuelle des changements climatiques nécessite des investissements et de l’innovation dans le secteur public des énergies propres. Les scénarios envisagés actuellement pour lutter contre les changements climatiques requièrent des technologies que nous ne possédons pas. Le secteur public a un rôle primordial à jouer pour stimuler l’innovation. Le Conseil consultatif national pour un Canada vert (CCCV) s’assurera, en partenariat avec les universités publiques, de financer et soutenir adéquatement la recherche sur les énergies renouvelables et le rendement énergétique. Les résultats des recherches fructueuses qui seront retenues pourront servir de base pour de nouveaux projets dirigés par le CCCV. Le rôle de cette société d’État dans le virage vert dont notre pays a besoin sera large et complexe : réinvestir des fonds en recherche, innover en nouvelles technologies pour rendre notre production énergétique moins coûteuse et plus rentable, ainsi que générer des revenus.

Rendre l’internet plus écologique. Le stockage de données sur le nuage informatique (ou le “cloud”) est la cause de 2% de nos émissions totales de gaz à effet serre, à égalité avec le transport aérien international. Rendre nos plateformes de stockage plus écologiques est possible si nous renforçons nos lois sur la vie privée et si nous travaillons avec les provinces pour développer des plateformes de stockage alimentées par des énergies propres.

Investir dans les transports verts

Faire du Canada un leader en matière de transport actif en offrant aux régions et aux communautés des bourses afin d’installer des trottoirs, des infrastructures cyclables pour personnes de tout âge, et pour réaliser d’autres projets de transport actif. Cela créerait des emplois et améliorerait l’état de la santé publique dans toutes les régions du pays tout en nous aidant à réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

Électrifier le réseau de transport au Canada et retirer les véhicules à essence ou à diesel de nos routes en installant des bornes de recharge rapide en partenariat avec les différentes régions et communautés. Le secteur des transports accapare environ 25% des émissions de gaz à effet de serre du Canada. Si nous voulons véritablement limiter nos émissions de gaz carbonique et devenir des chefs de file dans la lutte contre les changements climatiques, nous devons assurer la transition vers un réseau de transport plus vert. Sur la scène internationale, plusieurs pays sont en train de mettre en place des cibles afin de retirer progressivement les véhicules à combustion d’ici les prochains 25 ans. En tant que chef du NPD, un gouvernement néodémocrate que je dirigerais proposerait l’arrêt progressif de la vente de véhicules à essence ou à diesel d’ici 2040, et appuierait l’achat par les ménages à faible revenu de véhicules à faible émission carbonique par le biais de prêts sans intérêt. Afin d’appuyer la réduction du nombre de véhicules sur nos routes dans les centres urbains, la banque d’investissement publique financera le transport collectif et l’électrification des transports ainsi qu’un réseau public de bornes de recharge à travers le pays, en portant à contribution les terrains fédéraux et ses infrastructures ainsi qu’en établissant des partenariats avec des sociétés publiques existantes, comme Postes Canada. Les municipalités et les centres urbains au Canada on désespérément besoin de fonds pour électrifier et accroître l’accès aux transports en commun. Mon plan sera de venir en appui à ces communautés afin de mettre en œuvre ces changements.

Le Canada peut et doit être un chef de file à l’international dans la lutte aux changements climatiques. Notre réaction face à cette crise peut jouer un rôle catalyseur dans la redéfinition du rôle du Canada à l’échelle mondiale. La place du Canada n’est pas de traîner de la patte en fin de file, mais plutôt d’assumer un rôle de leader et d’innovateur en matière d’environnement.

Ce leadership signifie que nous devons nous doter d’objectifs mondiaux plus ambitieux, et nous devons sonner la charge ici, au pays, notamment grâce au Partenariat pour une économie verte et à de bonnes politiques sur la gestion de nos ressources naturelles. Lorsque nous ferons preuve de leadership avec des politiques ambitieuses qui reposent sur des principes sur la scène internationale, le Canada deviendra un leader en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre qui contribuent aux changements climatiques.

Le temps est venu pour le Canada de devenir un chef de file dans la lutte contre les changements climatiques et d’aider à faire de cette planète un monde meilleur. Le rôle du Canada en tant que leader commence maintenant.

En tant que chef du NPD, je m’engage à :

Nous assurer de mener par l’exemple au sein des signataires de l’Accord de Paris sur le climat en réduisant nos émissions de gaz à effet de serre de 30% par rapport à 2005 d’ici 2025. En tant que pays signataire de l’Accord de Paris, le Canada s’est déjà engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30% par rapport à 2005 d’ici 2030, ou autrement dit par 523 mégatonnes d’ici là. Cependant, nous ne pouvons pas être satisfaits du statu quo en vigueur, puisqu’il ne fonctionne pas. Le Canada devrait être un leader mondial  en matière de lutte contre les changements climatiques. Nos vastes ressources naturelles sont essentielles à notre bien-être, que nous pensions à nos réserves d’eau douce ou à nos forêts. Sous mon leadership, nous irons au-delà des engagements pris par Harper et nous nous assurerons que nous ne nous contentions pas d’atteindre nos objectifs, mais que nous soyons des meneurs lors des prochaines rondes de négociations sur le climat. Cette réduction nécessaire des émissions de gaz à effet de serre se fera grâce à la mise en œuvre de mon plan, Un partenariat pour une économie verte, qui présente des mesures spécifiques et quantifiables afin de ne pas seulement réduire nos émissions de gaz à effet de serre, mais aussi appuyer les régions et les communautés avec des investissements et un plan de relance économique.

Adopter un budget carbone éthique qui repose sur des données scientifiques. Il est primordial que nous nous guidions grâce à des données fiables et que nous nous assurions qu’aucune région ne soit affectée de manière disproportionnée. Je travaillerai à la mise en œuvre d’un budget carbone au Canada,  élaboré grâce à l’étude de preuves scientifiques, afin de faire le suivi sur la part du travail que le Canada aura à faire dans le but de limiter le réchauffement climatique à deux degrés au-delà des niveaux préindustriels.

Adresser les effets différenciés selon le sexe des changements climatiques. Les femmes et les filles à travers le monde sont affectées disproportionnellement par la pauvreté endémique et, comme plusieurs personnes en situation de pauvreté, dépendent de l’agriculture pour leur survie. Alors que l’impact des changements climatiques s’accentue – des feux de forêts de plus en plus intenses, la sécheresse, les ouragans, les inondations et la famine – ceux et celles qui dépendent de leur environnement pour leur subsistance souffriront le plus de leurs conséquences.  Les femmes et les filles, en particulier, sont plus vulnérables due à la marginalisation politique à grande échelle dont elles sont victimes, ce qui les empêche d’avoir accès aux ressources qu’elles ont besoin pour s’en sortir. En tant que chef du NPD, je vais lutter pour m’assurer que nous en fassions plus pour aider ceux et celles qui sont le plus touchés par les changements climatiques, en particulier les femmes et les filles, en m’assurant qu’elles aient les outils et l’appui nécessaire pour atténuer les impacts négatifs causés par les changements s’opérant sur leur environnement.

Accroître notre contribution au Fonds vert pour le climat et offrir des bourses, et non des prêts, pour appuyer les pays en voie de développement qui « décarbonisent » leur économie. Le Canada doit aussi respecter sa promesse d’aider les plus vulnérables afin qu’ils puissent se préparer aux impacts inévitables qu’auront les changements climatiques et afin de les aider à se bâtir un avenir où leurs émissions de gaz à effet de serre seront réduites. Contribuer notre juste part au Fonds des Nations Unies est crucial. En ce moment, le Canada a promis de contribuer 2,65 milliards $ au FVC. Ce qui n’a pas été mentionné, c’est que près de la moitié de ces fonds sont sous la forme de prêts. En tant que chef du NPD, nous aiderons les pays en voie de développement à « décarboniser » leur économie plus rapidement par le biais du partage technologique et de meilleures pratiques, ainsi qu’en offrant un appui financier. Cela fait changement par rapport aux compensations offertes par le passé, qui n’ont pas offert les résultats escomptés. Ainsi, le Canada s’assure de faire sa juste part afin d’atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris, tout en aidant nos voisins. Octroyer plus de prêts à des pays déjà en difficulté signifie d’accroître l’endettement là où il est déjà imposant, ce qui nuira au développement économique. Ce n’est pas un exemple probant de solidarité.

Réformer la procédure d’étude d’impact environnementale afin que tous les nouveaux projets de développement des infrastructures fédérales se fassent en harmonie avec les objectifs que nous nous sommes fixés avec l’Accord de Paris. Nous travaillerons avec les provinces et les territoires afin de nous assurer que les projets financés conjointement aient des objectifs environnementaux uniformes. Effectuer une évaluation stratégique environnementale sur les impacts de la nouvelle infrastructure sur le climat rendrait cela possible.

Promouvoir le développement et l’utilisation de sources d’énergie propre, sécuritaire, publique et durable. Dans le but d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés au sein de nos négociations internationales, nous ne devons pas seulement réduire notre dépendance aux combustibles fossiles en les remplaçant par de l’énergie propre, comme l’éolien, le solaire, la marémotrice ou l’hydroélectricité au Canada, mais nous devons faire de l’aide au développement des infrastructures d’énergie durable et publique, surtout dans les pays du Sud,  une partie prenante de notre politique étrangère.

Protéger nos ressources naturelles

Dans nos communautés partout au pays, les changements climatiques affectent le développement de nos ressources naturelles, ainsi que la gestion et la protection du territoire. D’importants bouleversements transforment le Nord canadien, tels que la fonte glaciaire et du pergélisol et le rétrécissement des périodes de froid. Les feux de forêts, ainsi que les périodes de sécheresses et d’inondations sont de plus en plus fréquents et imprévisibles. Les saisons changent plus rapidement que jamais. Les changements climatiques ont des impacts directs et permanents sur le développement durable de nos ressources naturelles. Il est nécessaire d’agir immédiatement afin d’atténuer les dommages que les changements climatiques causent et afin de venir en aide aux communautés et groupes qui luttent en ce sens autant à l’échelle locale que nationale.

En collaborant avec les travailleuses et les travailleurs, les expertes et les experts en environnement et en développement des ressources, les gouvernements provinciaux, les militants et les militantes sur le terrain et les industries, le Canada peut et doit devenir un chef de file en protection de l’environnement et en développement durable. Le gouvernement fédéral doit être à la hauteur du virage vert qui est attendu depuis trop longtemps.

Une véritable justice environnementale n’est possible seulement si tous les partenaires sont assis à la même table et que les communautés ont leur mot à dire dans le développement et la protection des ressources naturelles.

C’est pourquoi en tant que chef du NPD, je m’engagerai à :

Créer des Conseils consultatifs pour un Canada vert (CCCV), orientés selon quatre secteurs industriels spécifiques, soit la foresterie, l’agriculture, les pêches et l’énergie. Les CCCV permettrait de rassembler à la même table toutes et tous les intervenantes et intervenants qui travaillent pour un virage vert dans le but d’assurer une transition juste vers une économie verte et le développement durable des ressources.

Les quatre secteurs du CCCV collaboreraient à part égale au sein de Canada vert, la société de la couronne qui aurait comme mandat de mettre en œuvre les mesures de notre plateforme pour la justice environnementale. Chaque secteur aurait son propre conseil composé de travailleuses et travailleurs, scientifiques, représentants des industries, ainsi que de membres des peuples autochtones et experts de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP). Le travail des CCCV se ferait en collaboration avec les différents départements et agences du gouvernement fédéral, ainsi que les gouvernements provinciaux et territoriaux.

Les CCCV auraient aussi pour mission de travailler avec les PME, les entreprises d’économie sociale et les organismes communautaires pour mitiger l’impact des changements climatiques au sein des secteurs industriels concernés et de s’assurer qu’ils reçoivent le financement nécessaire pour un virage vert. Ils devront s’assurer que le développement des terres se fait en cohérence avec la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et que les membres des peuples autochtones bénéficient des profits générés par de telles activités.

Les CCCV travailleront avec tous les secteurs afin d’élaborer des meilleures pratiques à mettre en oeuvre dans tous les départements du gouvernement fédéral. Ils auront également un rôle clé afin de guider les investissements au sein des communautés. Ces investissements seront offerts aux entreprises et aux organismes communautaires qui mettront en oeuvre les changements guidés par les CCCV. Ce financement sera dédié à des projets de développement durable à long-terme qui inclurait à la fois les critères énoncés par la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, les nombreuses études scientifiques environnementales, les critères d’administration territoriale et de gestion des terres.

Les investissements et projets nécessiteront des partenariats intergouvernementaux. L’initiative En route vers l’objectif 1 du Canada, une collaboration entre les sous-ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables des parcs, est un excellent exemple de réussite d’un tel partenariat. Ce comité consultatif intergouvernemental a été mis en place dans le but de respecter l’engagement canadien à conserver, dici 2020, au moins 17 % des zones terrestres et d’eaux intérieures et 10 % des zones côtières et marines par l’entremise de réseaux d’aires protégées et mesures similaires.

De telles collaborations sont désormais cruciales pour enrayer les effets désastreux que les changements climatiques ont déjà commencé à causer. Les terres et les eaux canadiennes ne se soucient guère des frontières provinciales ou territoriales que nous avons créées. Nos efforts pour les conserver se doivent d’être intergouvernementaux.

Je m’engage à mettre en œuvre un large programme pour la justice environnementale qui rassemblera toutes les voix nécessaires à la même table. Ensemble, nous pouvons et devons trouver des solutions concrètes pour protéger notre précieuse planète de manière durable.